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Afghanistan, 2003-2011

octobre 23, 2018

L’Institut a été présent en Afghanistan de 2003 à 2011 en tant qu’agence de mise en place pour les NU de l’initiative de justice italienne pour l’Afghanistan. Dans ce cadre, il a mené 12 programmes différents d’assistance technique dans le domaine de l’État de droit, des droits de l’homme, des réformes pénitentiaires et de la lutte contre le trafic de drogue. Au total, 2 753 personnes du secteur judiciaire dont des juges, procureurs, avocats, agents de police et fonctionnaires ont participé à ces programmes. De manière plus significative, c’est l’une des rares organisations à être intervenue dans 19 provinces différentes et à avoir contribué à la création d’un Réseau de surveillance de la justice pénale. L’un des résultats obtenus suite à ces programmes a été la parution de 12 publications, dont huit en dari.

Ces programmes d’assistance technique ont été menés en collaboration et avec le soutien financier du Ministère italien des Affaires étrangères, le Ministère britannique des Affaires étrangères, le Ministère canadien des affaires étrangères, le Ministère lituanien des affaires étrangères, le Ministère letton des affaires étrangères, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

De 2003 à 2005, l’Institut a mené – avec l’IDLO – un programme italien d’initiative de justice en Afghanistan. Au total, 457 juges ont participé à ce premier programme de formation judiciaire organisé dans le pays. L’Institut s’est penché sur les problèmes liés à la justice pénale tandis que l’IDLO a analysé les questions civiles et commerciales. Le Siracusa Institute est l’une des rares ONG à avoir proposé une formation et une assistance technique continues en Afghanistan depuis 2003. Ses vastes programmes, notamment dans les zones provinciales, ont été reconnus par les plus hauts juges, représentants judiciaires, procureurs, personnels pénitentiaires et officiers de police du pays.

L’Institut a collaboré étroitement avec les Afghans pour mettre en place la législation dans le domaine du respect des droits de l’homme internationaux et de l’État de droit. Le travail de l’Institut en Afghanistan a été effectué depuis son siège principal de Syracuse, Italie, et de son bureau local à Kaboul.

Les principales activités réalisées sur place par l’Institut sont les suivantes :

  • Formation de juges, procureurs, officiers de police, fonctionnaires et autres juristes sur différents aspects du droit;

 

  • Soutien du processus de renforcement du rôle des institutions juridiques;

 

  • Incitation à adopter une approche plus exhaustive pour garantir que l’État de droit devienne un élément vital du processus de reconstruction nationale.

 

Les programmes de développement des capacités de l’Institut se sont adressés à 2 753 membres de la magistrature afghane, du bureau du procureur et des agences chargées de faire respecter la loi. L’Institut a également mis en place d’autres initiatives relatives à l’État de droit en matière de justice pénale et de lutte contre le trafic de drogue en Afghanistan, notamment dans les provinces.

Grâce à son équipe de formateurs afghans, l’Institut est la principale ONG à avoir travaillé dans les provinces en matière judiciaire. Il a mené des activités de formation et d’autres programmes relatifs à la justice dans 19 provinces sur les 34 que compte le pays.

L’Institut a aidé à relever certains des plus grands défis auxquels la société afghane est confrontée, notamment :

  • la lutte contre la corruption;

 

  • le renforcement des institutions juridiques;

 

  • la promotion d’une culture de la légalité.

 

L’Afghanistan était dans une position unique pour tirer profit des nouvelles opportunités liées à sa reconstruction nationale. Malgré les avancées démocratiques encourageantes du pays ces dernières années, la transition politique requerrait toujours le déploiement d’efforts soutenus dans le domaine des programmes de développement social, économique et politique, en raison notamment de l’influence persistante des talibans. Le pays avait grandement besoin de la mise en œuvre d’une politique intérieure exhaustive pour renforcer l’État de droit et protéger les droits de l’homme.

Malgré cela, en 2011, après plus de neuf ans de travail sans relâche en Afghanistan, l’Institut a décidé de suspendre toutes ses activités dans ce pays martyr. Cette décision a été prise pour des raisons liées à l’instabilité de la situation politique interne en Afghanistan, suite notamment à la précarité des conditions de sécurité dans le pays. En effet, l’Institut a considéré que la sécurité de son personnel sur place à Kaboul et dans les autres provinces afghanes n’était pas assurée.